"Bonne année 2007, MamanO, Bonne Année 2007, Papa O"
Le 1er janvier, très tôt le matin, nous avons eu une surprise quelque peu matinale. Nous nous sommes réveillés vers 6h30 au son de chants d'enfants: "Bonne année 2007, Maman O, Bonne Année 2007, Papa O". Les enfants de Songkolong passe vers toutes les maison en groupes tenant dans leur mains casseroles et récipients en tout genre... pour faire le rythme bien évidemment!
Un des enfants porte une hotte sur les épaules et tous les habitants y mettent de bonnes choses à manger (macabo, ignam, beignets, bonbons...). A la fin de la tournée, les enfants du groupe se partagent les friandises ainsi récoltées.
Bien sûr, plusieurs groupes se sont arrêtés à notre maison. Nous leur avons distribué beaucoup de bonbons. C'était chouette, sauf qu'après avoir vidés nos réserves, les enfants continuaient de venir jusqu'à 11h en chantant inlassablement la même chanson!
Vive la saison des pluies!
Nous venons d'apprendre que la saison des pluies vient de commencer! Vive la pluie! Tout le monde tente de planter encore le maïs, vite vite, pour tenter de compenser les pertes dues au retard de la pluie.
Pour nous qui nous préparons à repartir au village la semaine prochaine, cela signifie l'aventure en perspective! En effet, c'est notre première saison des pluies au Cameroun... avec des mauvaises routes. Allons-nous pouvoir effectuer le voyage en 12h comme d'habitude? Allons-nous devoir dormir en route? Affaire à suivre...
La saison des pluies
La saison des pluies approche, enfin, changement climatique oblige, avec assez de retard sur les prévisions de la population mambila. Ce décalage pose un problème par rapport aux cultures. En effet, les mambilas utilisent le maïs comme base alimentaire. Pour que la récolte soit bonne, il faut qu'il pleuve juste après les semailles. Comme la pluie se fait attendre, le maïs semé, juste sorti de la terre, se dessèche au soleil. La récolte ne s'annonce donc pas bonne pour cette année. C'est ce que les Mambila appellent une année de famine…
Pour nous, il y a néanmoins un point positif à cette situation : les routes en terre sont praticables plus longtemps, ce qui facilite nos déplacements !
La saison sèche
Nous vivons actuellement en saison sèche, ce qui signifie qu'il n'y a plus de pluies depuis le mois de novembre. Les températures avoisinent les 35°C à l'ombre et il paraît que cela ne va pas s'améliorer de sitôt!
En plus de la chaleur, il y a beaucoup de poussière. Elle s'infiltre partout, dans la maison et dans la voiture. Les buissons en bordure de route sont méconnaissables tellement ils sont recouverts de poussière rouge.
Cela a aussi des conséquences sur notre alimentation. En effet, au village il n'y a presque plus de légumes. Sur le marché, on trouve quelques oignons, tomates et papayes.
Néanmoins, à quatre heures de route plus à l'ouest, la situation est bien différente. Les terres sont très fertiles et il n'y a pas de saison sèche telle que nous l'expérimentons. De là, des amis de la SIL nous font régulièrement parvenir des légumes et des fruits magnifiques. Nous nous servons, puis envoyons le solde à l'autre partie de l'équipe, en région kwanja. C'est un vrai bonheur chaque fois que nous recevons un colis !
Une mystérieuse voisine
Lors de la phase village du cours AOC, nous avons vécu plusieurs situations surprenantes dues à la différence culturelle. En voici un exemple : un matin, nous sommes en train de manger le couscous avec la sauce. Voilà qu'une jeune fille entre dans la pièce où nous nous trouvons et s'assied sur une chaise dans un coin de la pièce. Nous la saluons et voyons un panier avec deux petites marmites à ses pieds. Comme nous ne savons pas le motif de sa visite, nous continuons de manger. Puis au bout d'un moment, elle se lève et part sans un mot, laissant le panier au pied de sa chaise. A-t-elle oublié son panier ? Nous l'apportons à notre hôtesse. Elle nous explique alors que c'est un cadeau d'une voisine – nous nous demandons : quelle voisine ? Si nous le désirons, nous pouvons ajouter un cadeau dans le panier, elle-même se fera une joie de l'apporter à sa voisine. Nous sommes perplexes… Finalement, nous mettons un paquet de biscuit dans le panier, ne sachant pas du tout si c'est approprié. Nous apprenons par la suite que la voisine nous remercie grandement et qu'elle est très satisfaite de son cadeau ! Tant mieux. Il n'empêche que nous ne savons toujours pas qui est cette mystérieuse voisine…
L'araignée
Lors de la phase village du cours AOC, nous logions chez une famille en région mambila. Un matin, Irène constate qu'au coin extérieur de notre chambre, passage obligé pour aller aux toilettes, il y a une grosse araignée de 10 cm de diamètre accrochée sous le toit. Cela fait quatre fois qu'Irène passe sans la voir. Quand Florence, notre hôtesse, voit l'araignée, elle recule précipitamment. Nous faisons de même. Nous apprenons alors que cette araignée est très dangereuse, plus dangereuse qu'un serpent. Il n'y a pas de remèdes contre ses morsures. Elle-même ne sait pas quoi faire. Alors David asperge courageusement l'araignée de spray insecticide, ce qui a pour effet de la faire descendre le long de son fil sur le sol. Nous sommes effrayés, car nous ne savons pas où est partie cette araignée ! Mais Florence se met à rire et nous explique que la poule vient de manger l'araignée. Nous sommes soulagés. Vive la poule!